Notre regard sur les étés de Besançon

Besançon
sous la chaleur.

Comment les fortes chaleurs ont-elles évolué à Besançon, et comment notre ville peut-elle s'adapter ?

Des températures relevées hier aux projections pour 2050, nous avons suivi les données pour mieux comprendre les étés de notre ville.

Une enquête de Nargis Ayyobi et Rahma Hamdi Projet étudiant · BUT MMI

Pourquoi nous avons choisi ce sujet

Notre point de départ : Besançon.

Nous voulions comprendre comment les journées chaudes évoluent dans une ville précise. Les données de Besançon nous permettent de suivre plusieurs décennies et de relier cette lecture à la question des espaces urbains.

Notre question : Comment les fortes chaleurs ont-elles évolué à Besançon, et comment l'analyse des espaces urbains peut-elle aider la ville à s'adapter ?

Comment nous avons abordé la question

Trois sources, trois lectures complémentaires
  • Les relevés météo

    Nous regardons les observations de Météo-France entre 1959 et 2022 pour suivre les températures et compter les journées chaudes.

  • La forme de la ville

    La carte du Cerema nous permet de situer le bâti, la végétation et les sols imperméables dans un secteur central de Besançon.

  • Les perspectives 2050

    Nous présentons ensuite les projections Climadiag, séparément des observations, pour ouvrir la réflexion sur l’adaptation.

D’abord, quelques repères

Pourquoi prendre du recul sur les étés ?

Pour réfléchir à l’adaptation de Besançon, nous avons choisi de partir d’une question concrète : comment les fortes chaleurs évoluent-elles au fil du temps ?

Nous avons choisi de regarder plusieurs décennies de relevés plutôt qu’un été isolé. Cela permet de comparer les températures et la fréquence des journées chaudes avec davantage de recul.

Nous avons aussi voulu situer le bâti, les arbres, les sols imperméables et l’eau. Cette lecture peut aider à poser des questions d’aménagement, à compléter ensuite avec des mesures locales.

Enfin, nous regardons les projections pour 2050. Nous les présentons à part : elles décrivent des évolutions possibles, alors que les premiers graphiques reposent sur des températures déjà observées.

Les mots de l’enquête

Quelques repères,
avant les courbes.

01 · Un seuil pour comparer

Quel seuil pour compter les journées chaudes ?

Dans notre analyse, nous comptons comme journée chaude une journée dont la température maximale atteint ou dépasse 30 °C.

Exemple de lecture : une maximale de 30 °C entre dans ce comptage ; une maximale inférieure à 30 °C n’y entre pas. Cet exemple explique le seuil, sans décrire une journée observée à Besançon.

Ce seuil d’analyse ne suffit pas, à lui seul, à définir une canicule.

02 · Lire le territoire

Pourquoi la forme de la ville compte-t-elle ?

Les zones climatiques locales, ou LCZ, regroupent les espaces selon leurs caractéristiques : bâtiments, surfaces imperméables, végétation ou eau.

La cartographie Cerema SPOT 2022 aide ainsi à repérer des types d’espaces à examiner pour de futurs aménagements. Elle classe les espaces ; elle ne mesure pas la température de chaque quartier.

03 · Distinguer mesure et avenir

Qu’est-ce qu’une projection climatique ?

Une observation météorologique est une mesure réalisée dans le passé. Une projection climatique décrit une évolution possible du climat à partir d’un modèle.

Climadiag Commune, le service de Météo-France, fournit les indicateurs officiels utilisés pour l’horizon 2050. Leur période de référence est 1976–2005 : ces projections ne sont pas une simple prolongation de nos graphiques historiques.

Les sources · savoir ce que l’on regarde

D’où viennent
nos données ?

Trois sources complémentaires, avec chacune une échelle et une question différentes.

Observer

Météo-France

1959–2022 · station météorologique

Les températures historiques proviennent d’une station de Besançon. Cette période est celle retenue dans notre notebook pour étudier l’évolution des fortes chaleurs.

Ces relevés ne mesurent pas directement la température de tous les quartiers.

Consulter les séries quotidiennes de Météo-France

Comprendre les espaces urbains

Cerema

LCZ SPOT 2022 · secteur central

Notre extrait cartographique couvre un secteur central de Besançon d’environ 8 × 8 km. Il représente des catégories d’espaces urbains, et non les limites de la commune.

Les catégories décrivent la forme des espaces, pas leurs températures mesurées.

Consulter la cartographie LCZ du Cerema

Envisager 2050

Climadiag Commune

Horizon 2050 · référence 1976–2005

Ce service de Météo-France fournit des projections officielles pour la commune. Elles permettent d’envisager l’évolution possible du climat et les besoins d’adaptation.

Il s’agit de projections, et non de températures déjà observées.

Consulter le service Climadiag Commune

Les choix de traitement et les limites sont détaillés dans notre notebook Observable.

La suite de l’enquête

Et que racontent réellement les températures ?

Pour comprendre les fortes chaleurs à Besançon, commençons par regarder les températures relevées pendant les journées d’été. Leur répartition nous aide à comprendre ce qui est fréquent, ce qui est plus rare et où se situe notre seuil de 30 °C.

Explorer les températures

Explorer · les températures estivales

À quelles températures les étés de Besançon nous exposent-ils ?

Les relevés météorologiques permettent de voir comment se répartissent les températures maximales des journées d’été, des plus courantes aux plus élevées.

Comment les températures maximales se répartissent-elles pendant l’été ?

682 journées d’été à 30 °C ou plus
sur 5 888 étudiées

Besançon · juin à août · 1959–2022

Chaque barre couvre 2 °C. Sa hauteur donne le nombre de journées. La ligne pointillée marque 30 °C.

Nombre de journées

Besançon, étés 1959–2022 : 682 journées à 30 °C ou plus sur 5 888 étudiéesHistogramme des températures maximales des journées de juin à août à Besançon, de 1959 à 2022. 5 888 journées, comptées une fois chacune. L’axe horizontal indique les températures en degrés Celsius par classes de 2 degrés ; la hauteur des barres indique le nombre de journées. La classe la plus fréquente va de 24 degrés inclus à 26 degrés exclus, avec 894 journées. 682 journées atteignent au moins 30 degrés. La ligne verticale pointillée indique ce seuil. La distribution ne montre pas la chronologie.02004006008008121620242832364030 °C
Besançon, étés 1959–2022 : 682 journées à 30 °C ou plus sur 5 888 étudiéesHistogramme des températures maximales des journées de juin à août à Besançon, de 1959 à 2022. 5 888 journées, comptées une fois chacune. L’axe horizontal indique les températures en degrés Celsius par classes de 2 degrés ; la hauteur des barres indique le nombre de journées. La classe la plus fréquente va de 24 degrés inclus à 26 degrés exclus, avec 894 journées. 682 journées atteignent au moins 30 degrés. La ligne verticale pointillée indique ce seuil. La distribution ne montre pas la chronologie.02004006008008121620242832364030 °C

Température maximale quotidienne (°C)

La classe la plus fréquente va de 24 °C inclus à 26 °C exclus, avec 894 journées. Sur les 5 888 journées retenues, 682 ont atteint au moins 30 °C. Cette vue regroupe tous les étés : elle ne montre pas comment les températures ont évolué d’une année à l’autre.

Source : Météo-France, séries quotidiennes de référence, station 25056001. Sélection : températures numériques, dates valides et uniques, qualité Q_SQR = 1, juin à août de 1959 à 2022 ; les 64 années sont complètes. Les prolongements 2023–2024 sont exclus. Dénominateur : 5 888 journées, chacune comptée une fois, sans pondération par la population. Les effectifs sont des nombres de journées, pas des pourcentages.

Consulter les effectifs par classe de température
Maximales estivales à Besançon, 1959–2022. Borne inférieure incluse, borne supérieure exclue.
Classe (°C)Nombre de journées
De 6 à moins de 81
De 8 à moins de 102
De 10 à moins de 124
De 12 à moins de 1445
De 14 à moins de 16173
De 16 à moins de 18330
De 18 à moins de 20605
De 20 à moins de 22807
De 22 à moins de 24871
De 24 à moins de 26894
De 26 à moins de 28819
De 28 à moins de 30655
De 30 à moins de 32402
De 32 à moins de 34186
De 34 à moins de 3661
De 36 à moins de 3826
De 38 à moins de 407
Total5 888

Explorer · les espaces urbains

La forme de Besançon peut-elle nous aider à comprendre les enjeux de chaleur ?

Des espaces bâtis aux secteurs végétalisés, les paysages urbains ne se ressemblent pas. La cartographie du Cerema permet d’explorer ces différences et de réfléchir aux possibilités d’adaptation.

Ici, les zones climatiques locales regroupent les lieux selon leur forme et leur couverture du sol. Les couleurs décrivent des types d’espaces, jamais des températures mesurées.

Où se trouvent les différents types d’espaces ?

Cerema · LCZ SPOT 2022 · secteur central de Besançon, environ 8 × 8 km

Filtrez les espaces, puis cliquez sur une zone pour connaître sa classe. Les zones écartées restent en gris. Vous pouvez déplacer la carte et zoomer avec les boutons ou deux doigts. Au clavier : Tab pour atteindre la carte et les classes, flèches pour déplacer, + et − pour zoomer, Entrée pour afficher les informations.

La carte se chargera à l’approche de cette section. Le tableau des catégories est déjà disponible.

Types d’espaces

  • Bâti compact
  • Bâti ouvert ou diffus
  • Bâti et sols imperméables
  • Végétation
  • Sol nu
  • Eau

Les couleurs distinguent six familles. Elles ne représentent pas une échelle de chaleur.

Fond gris clair : espaces atténués par le filtre.

Les informations de la classe sélectionnée apparaîtront ici. Elles sont aussi disponibles dans le tableau ci-dessous.

Source : Cerema, cartographie LCZ SPOT 2022 · Licence Ouverte 2.0. Extrait du notebook : 14 classes regroupant 1961 polygones sources. Géométries déjà simplifiées à 10 m ; contours indicatifs. Sans fond de carte externe.

Consulter les 14 classes et leurs informations sans utiliser la carte
Surfaces de chaque classe dans l’ensemble du secteur ; aucun relevé de température.
Classe et descriptionFamilleSurface (km²)Polygones sources
LCZ 2 — Immeubles compacts

La classe LCZ 2 correspond à la catégorie « Immeubles compacts » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Bâti compact ».

Bâti compact0,7974
LCZ 3 — Maisons compactes

La classe LCZ 3 correspond à la catégorie « Maisons compactes » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Bâti compact ».

Bâti compact0,1223
LCZ 4 — Tours espacées

La classe LCZ 4 correspond à la catégorie « Tours espacées » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Bâti ouvert ou diffus ».

Bâti ouvert ou diffus0,011
LCZ 5 — Immeubles espacés

La classe LCZ 5 correspond à la catégorie « Immeubles espacés » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Bâti ouvert ou diffus ».

Bâti ouvert ou diffus3,00164
LCZ 6 — Maisons espacées

La classe LCZ 6 correspond à la catégorie « Maisons espacées » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Bâti ouvert ou diffus ».

Bâti ouvert ou diffus3,48236
LCZ 8 — Grands bâtiments bas

La classe LCZ 8 correspond à la catégorie « Grands bâtiments bas » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Bâti et sols imperméables ».

Bâti et sols imperméables4,89123
LCZ 9 — Maisons dispersées

La classe LCZ 9 correspond à la catégorie « Maisons dispersées » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Bâti ouvert ou diffus ».

Bâti ouvert ou diffus7,57378
LCZ A — Arbres denses

La classe LCZ A correspond à la catégorie « Arbres denses » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Végétation ».

Végétation22,19442
LCZ B — Arbres clairsemés

La classe LCZ B correspond à la catégorie « Arbres clairsemés » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Végétation ».

Végétation6,69271
LCZ C — Végétation hétérogène

La classe LCZ C correspond à la catégorie « Végétation hétérogène » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Végétation ».

Végétation4,93128
LCZ D — Végétation basse

La classe LCZ D correspond à la catégorie « Végétation basse » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Végétation ».

Végétation3,0662
LCZ E — Sol imperméable

La classe LCZ E correspond à la catégorie « Sol imperméable » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Bâti et sols imperméables ».

Bâti et sols imperméables5,4440
LCZ F — Sol nu perméable

La classe LCZ F correspond à la catégorie « Sol nu perméable » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Sol nu ».

Sol nu0,458
LCZ G — Eau

La classe LCZ G correspond à la catégorie « Eau » dans le fichier Cerema. Elle appartient à la famille « Eau ».

Eau1,3911

Des espaces différents, des pistes à examiner

Le secteur représenté associe bâti compact, bâti ouvert ou diffus, bâtiments et sols imperméables, végétation, sol nu et eau. Cette répartition peut aider à cibler des études locales sur l’ombre, la végétalisation ou les sols perméables. Elle ne suffit pas à décider seule où réaliser des travaux, ni à comparer la température de deux quartiers.

Après la lecture des espaces urbains, retrouvons les observations de la station : comment les fortes chaleurs ont-elles évolué au fil des années ?

Explorer · changer de seuil pour comparer

Et si vous choisissiez votre propre seuil de chaleur ?

Une journée à 30 °C ne raconte pas la même chose qu’une journée à 35 °C. Modifiez le seuil pour explorer la fréquence des journées chaudes dans les observations historiques de Besançon.

Choisissez un seuil, puis observez comment le nombre de journées concernées change au fil du temps.

Jusqu’à 39 journées à 30 °C ou plus en 2003

Besançon, 1959–2022 · journées par année civile complète

Afficher les journées dont la température maximale atteint au moins :

Le seuil est inclus : une journée atteignant exactement la valeur choisie est comptée.

Le graphique se chargera à l’approche de cette section. Le tableau à 30 °C est déjà disponible.

Chaque barre indique le nombre de journées qui atteignent ou dépassent le seuil choisi, sur toute l’année civile. La courbe sombre représente la moyenne sur les dix dernières années civiles, année courante comprise. Elle n’apparaît que si ces dix années consécutives sont disponibles.

Journées par annéeMoyenne sur dix ans

Journées à 30 °C ou plus

Année

Pour le seuil de 30 °C inclus, les barres comptent les journées sur l’année civile entière, de 1959 à 2022. Le maximum de cette série est de 39 journées en 2003. La moyenne annuelle passe de 7,33 jours sur 1961–1990 à 14,50 jours sur 1991–2020 ; chaque période compte 30 années complètes.

Source : Météo-France, séries quotidiennes de référence, station 25056001. Période 1959–2022 ; qualité Q_SQR = 1 ; dates valides et uniques ; valeurs numériques. Les années civiles incomplètes sont exclues : les 64 années retenues comptent chacune 365 ou 366 journées. Les données 2023–2024 ne sont pas utilisées.

Il s’agit de nombres de journées, pas de pourcentages. Une année sans journée atteignant un seuil ne comporte pas nécessairement de données manquantes : seules les années complètes sont représentées. Un seuil de 30 ou 35 °C ne suffit pas à définir une canicule. Ces relevés proviennent d’une station, sans mesure de chaque quartier ni conclusion sanitaire.

Consulter les effectifs annuels du seuil sélectionné
Années civiles complètes 1959–2022. La moyenne sur dix ans est absente sans dix années consécutives disponibles.
AnnéeJournées à 30 °C ou plusJournées observéesMoyenne sur dix ans (jours/an)
195916365Non disponible
19600366Non disponible
19618365Non disponible
19629365Non disponible
19631365Non disponible
196420366Non disponible
19652365Non disponible
19662365Non disponible
196711365Non disponible
196843667,30
196943656,10
197003656,10
1971103656,30
197213665,50
1973133656,70
197473655,40
1975113656,30
1976213668,20
197703657,10
197823656,90
197933656,80
198033667,10
198133656,40
198263656,90
1983253658,10
198473668,10
198563657,60
1986123656,70
198763657,30
198833667,40
198973657,80
1990133658,80
1991113659,60
19921536610,50
199323658,20
1994243659,90
19951536510,80
199633669,90
19971136510,40
19981236511,30
1999636511,20
2000736610,60
20011136510,60
2002936510,00
20033936513,70
2004736612,00
20051836512,30
20062236514,20
2007536513,60
2008736613,10
20091636514,10
20101436514,80
2011836514,50
20121036614,60
20131436512,10
2014836512,20
20152936513,30
20161336612,40
20172236514,10
20183036516,40
20192536517,30
20202236618,10
2021836518,10
20223736520,80

Et pour l’avenir ? Découvrir les perspectives 2050 ↓

Envisager l’avenir · une autre source, un autre regard

Et demain, quelle chaleur à Besançon ?

Les observations racontent les étés passés. Les projections climatiques permettent d’explorer ce que pourraient devenir les conditions estivales à l’horizon 2050.

Les deux indicateurs ci-dessous viennent de Climadiag Commune, le service de Météo-France. Ils décrivent des niveaux climatiques possibles à l’échelle de la commune. Ce ne sont pas des prévisions météo pour une année précise.

Climadiag Commune · horizon 2050

Des nuits qui restent chaudes

Nuits chaudes (minimum ≥ 20 °C)

Référence 1976–2005
2nuits par an
Projection médiane en 2050
14nuits par an

Fourchette projetée en 2050 : 9 à 19 nuits par an.

Source : Météo-France, Climadiag Commune — Besançon. Date renseignée dans les données : 19/10/2026 ; valeurs recoupées avec l’application officielle le 21/10/2026. La page 7 du rapport est citée dans notre notebook.

Climadiag Commune · horizon 2050

Des journées au-dessus de 35 °C

Journées très chaudes (maximum > 35 °C)

Référence 1976–2005
1jours par an
Projection médiane en 2050
4jours par an

Fourchette projetée en 2050 : 2 à 7 jours par an.

Source : Météo-France, Climadiag Commune — Besançon. Date renseignée dans les données : 19/10/2026 ; valeurs recoupées avec l’application officielle le 21/10/2026. La page 7 du rapport est citée dans notre notebook.

Une nuit chaude, qu’est-ce que cela signifie ?

On parle aussi de nuit tropicale. Dans l’indicateur Climadiag, la température ne descend pas sous 20 °C durant la nuit : le seuil de 20 °C est inclus.

Une médiane et une fourchette, pas une certitude

La médiane est la valeur centrale des projections. Les bornes basse et haute rendent visible leur dispersion. Elles ne garantissent pas le nombre de jours ou de nuits d’une année future donnée.

Quelles pistes pour préparer la ville ? ↓

Relier les connaissances · réfléchir aux aménagements

Comment mieux préparer Besançon aux fortes chaleurs ?

La carte LCZ ne donne pas une température par quartier. Elle aide à situer les types d’espaces à examiner avant de choisir des aménagements, en complément de mesures locales et de l’étude des usages.

Trois pistes de réflexion issues de notre lecture de la ville

  1. Quelle place pour la végétation et l’ombre ?

    Les classes d’arbres denses, d’arbres clairsemés et de végétation basse permettent de repérer des espaces végétalisés. Leur localisation invite à examiner ce qu’il faut préserver et où étudier des besoins d’ombre, sans mesurer l’ombre réellement disponible.

  2. Où examiner les sols minéraux et imperméables ?

    Les classes de bâti et de sols imperméables donnent une première lecture de ces surfaces. Elles peuvent orienter des diagnostics sur la perméabilité et les possibilités de végétalisation, sans prédire un gain de température.

  3. Quels espaces publics étudier en priorité ?

    Pour aller plus loin, il faudrait croiser les formes urbaines avec des relevés de chaleur et les pratiques des habitants. La carte seule ne permet pas de désigner les lieux les plus chauds ou de décider des travaux.

Ce que nous retenons

Comprendre la chaleur pour imaginer la ville de demain.

Des étés plus chauds, des espaces à mieux comprendre.

Les relevés de Besançon montrent des températures maximales moyennes d’été plus élevées dans la période récente : +1,69 °C entre 1961–1990 et 1991–2020. Le nombre moyen de journées à 30 °C ou plus sur l’année passe de 7,33 à 14,50. La distribution des journées d’été complète ce constat en montrant la diversité des maximales observées, sans raconter à elle seule leur évolution.

La carte nous a permis de situer le bâti, les surfaces imperméables, la végétation et l’eau. C’est un premier regard pour réfléchir aux aménagements. Pour aller plus loin, il faudrait des mesures locales : nous ne pouvons pas classer les quartiers selon leur température avec cette carte seule.

Pour l’avenir, les indicateurs Climadiag retenus dans notre notebook envisagent des nuits chaudes et des journées au-dessus de 35 °C plus fréquentes à l’horizon 2050. Leurs fourchettes invitent à préparer l’adaptation tout en conservant une lecture prudente des niveaux projetés.

Notre travail donne quelques repères pour réfléchir à Besançon. La suite serait de les confronter aux mesures sur le terrain et à la façon dont les habitants vivent ces espaces.